Interview Mélyssa Frantz

Interview d'un fan de judo, Mélissa Frantz

 

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Peux-tu te présenter aux fans (ton histoire, ton avenir) ?

Alors, moi c’est Mélyssa, originaire du Haut Rhin en Alsace, je vais avoir 20 ans cette année,

et je suis à ma 9ème année de judo. J’ai commencé assez tardivement le judo,

et encore plus tardivement la compet, car je ne compte que 2 saisons de compétitrice jusque là.

J’ai fais quelques classements, mais pour moi ce n’est jamais assez. Pour l’instant,

le plus haut niveau que j’ai atteint est la place de 9ième aux Championnats de France 2D dans ma catégorie de poids,

-57kg. J’ai été très déçue par ce niveau, et c’est pour ça que j’aimerais découvrir des niveaux plus haut encore,

différents, avec des judos différents, ainsi que des pays, des nationalités, et surtout des langues différentes,

car elles sont également une de mes grandes passion. Actuellement étudiante en Langue étrangères appliquées, 

j’ai eu la fierté de recevoir le statut de sportive de Haut niveau pour pouvoir mêler études et sport. Bref,

j’ai réuni mes deux passions. En ce qui concerne l’avenir, je ne dévoile rien de mes ambitions,

mais j’ai pour rêve, comme tout bon sportif, d’aller le plus loin possible.


 

Qu’est ce qui t’as poussé à faire du judo et non un autre sport ?

Ce qui m’a poussée à faire du judo, c’est de voir les entrainements de mon père et mon frère.

Et dès qu’on rentrait à la maison, mon petit frère me montrait

et m’apprenait toutes les prises qu’il avait appris, et ont les répétaient chaque fois.

 

Si tu avais fait un autre sport, ce serais quoi ?

 

Je ne sais pas trop, de la boxe, du foot, du rugby, je ne sais pas.

Tout ce que je sais, c’est qu’il me fallait de quoi me défouler, m’épuiser, et me canaliser.

Et le judo à été une très bonne chose, puisque j’ai pu me battre sur le tapis plutôt qu’en dehors,

et rentrer le soir, contente de ma journée, jusqu’à n’attendre plus rien d’autre que les entrainements tout les soirs.

Eventuellement j’aurais pu devenir Gymnaste voir contorsionniste,

car j’ai une souplesse extrême, et ça me plais beaucoup, mais ça cause beaucoup de blessures...
 

Etre judoka c’est bien, mais qu’est-ce que ça représente pour toi ?

Pour moi, c’est une vraie fierté, un honneur d’être judokate.

Et ça l’est davantage que je suis une fille judoka, car j’ai toujours détesté le sexisme,

et la, c’est ma façon à moi de montrer aux autres qu’une fille,

ou une femme peut être bien meilleure qu’un garçon, même si c’est une fille.

Et pour ça, c’est une double fierté.

 

Quels sont tes ressentis avant chaque compétition ?

Je stresse énormément ! Je suis très émotive, et je suis vite déstabiliser,

mais j’ai une peur qui me pousse à me dépasser, c’est la phobie de décevoir.

Franchement, pour motiver, c’est à la fois la pire et la meilleure des solutions.

On se donne à fond, mais une défaite peut tout bouleverser.

C’est un vrai travail sur soi, un mental à se reconstruire derrière,

jusqu’à réussir à ne garder que le bon coté de la chose.

 

As-tu déjà eu des moments de démotivations à cause de blessure ?

Je ne sais pas si c’est vraiment de la démotivation,

mais je ne me sentais vraiment pas bien à l’idée de monter sur le tapis.

Il m’arrivait parfois de me retrouver avec les larmes aux yeux en regardant les autres s’entrainer sans moi.

Ça prend à la gorge et après c’est fini. Les blessures, c’est bon pour le repos, mais c’est tout.

Selon le mental qu’il y a, sois ça tue, sois ça motive. 

 

Quelle étaient ces blessures ?


J’en ai trop  eu pour toute les donner, je vais me contenter de dire que

je peux faire un poster de moi avec toutes mes radios,

et que j’ai pas mal de doublons pour en faire un deuxième, voire même un troisième ! Haha

 

Qu’est ce qui a fait que tu n’as pas arrêter le judo à cause de tes blessures ?

La passion. C’est comme Obélix, j’suis tombée dans la marmite.

J’ai mis un pied dedans et c’était terminé, j’avais compris que je ne pourrais plus m’arrêter,

j’étais la où je devais être. Et ça ne m’as jamais quittée, ça fait partie de moi.

 

Peux-tu nous dire, grâce à qui tu continues ce sport ? 

Grace à mes parents, à mes entraineurs, mes partenaires, mes amis, mais surtout,

surtout grâce à tout ceux qui n’y ont jamais cru,

tout ceux qui disaient que je n’y arriverais jamais, pour eux,

chaque entrainement j’œuvre pour aller plus loin,

et leur prouver chaque fois plus qu’ils avaient tord de ne pas croire en moi.

 

Comment vois-tu le judo dans 50 ou même 100 ans ? 

Honnêtement, je n’aime pas du tout la tournure que

c’est en train de prendre avec toute les nouvelles règles d’arbitrage,

et je crains que ce ne sois plus du tout le même sport...

 

Ton (ou tes) objectif(s) ou rêve(s) ? 

Un magicien garde toujours ses secrets !

J’espère simplement qu’au moins une fois, on entendra mon nom.

 

Cite-nous une ou plusieurs idole(s)…

La première, bien évidemment, c’est Automne Pavia !

C’est une déesse pour moi ! Après, il y a Teddy, évidement, ensuite il y a Yarden Gerbi,

que j’aime beaucoup aussi, ainsi que l’israélien contre qui Riner à combattu aux JO cette année,

le seul qui a vraiment oser combattre. Ensuite, ces deux sont plus âgés dans l’histoire du judo,

mais j’ai, et ai eu la chance d’en rencontrer un, et d’en côtoyer un autre régulièrement,

ils sont Angelo Parisi, que j’ai rencontré à un tournois, et qui est vraiment une personne fantastique,

et Bruno Carabetta, qui lui aussi, est une personne superbe !

 

Pourquoi cette ou ces idole(s) ?

Automne car j’ai toujours aimé son judo, toujours agressive, pas froid aux yeux, ça me plais.

Teddy, parce qu’il est celui dont on parle le plus évidemment.

Chez lui, c’est plus sa personne que son judo qui me plais,

il est génial ! Yarden Gerbi, tout comme Automne a un judo splendide que j’admire, et une force extraordinaire !

L’israélien quant à lui, m’as impressionnée contre Riner, parce qu’il ose,

il n’as pas froid aux yeux, il n’as pas peur de perdre,

et il est humble, et ça, c’est génial ! Enfin, Bruno et Angelo sont des encyclopédies de judo,

ils en connaissent plus que ne connaitront les judokas d’aujourd’hui et de demain,

à cause des diverses évolutions du judo. Et dans mon esprit, le vrai judo,

c’est celui qui se rapproche le plus de Jigoro Kano, et actuellement,

c’est encore le leurs que je trouve ressemblant, et qui sois visible.
 

 

As-tu particulièrement un porte bonheur ? 

Absolument pas, j’ai une petite balle de gel anti stress mais c’est tout.

(D’ailleurs ça ne fonctionne même pas ! haha)

 

On voit souvent les champions écouter de la musique avant de combattre,

 fais-tu pareil ? Et qu’écoutes-tu ?

Oui, généralement, j’écoute des chansons qui expriment de la colère,

ou qui m’aident à faire monter la rage, parce que je trouve que (pour moi),

c’est le meilleur moyen d’entrer dans un combat, avec la rage au ventre.

 

Pour finir, as-tu un mot à dire pour les fans (remerciement, citation,…) ?

Rien de particulier, si ce n’est « Celui qui abandonne une fois, abandonne toute sa vie »,

ce qui signifie que celui qui baisse les bras une fois recommencera, et ça en deviens du talent gâché ! 

 

PORTRAIT CHINOIS



Si tu étais un plat ?

Du couscous, parce que c’est bon et que j’ai faim haha


Si tu étais un pays ou une ville ?

L’Allemagne, parce qu’il n’y a rien de plus beau que sa capitale,

Berlin, et parce que j’adore ce pays, ces citoyen et sa langue !


Si tu étais une série ou émission de télévision ?

Quantico, parce qu’Alex ne lâche jamais rien, et va toujours au bout de ses idées, même quand tout le monde est contre elle.


Si tu étais un sport (hors le judo) ?

Le Rugby, parce qu’ils sont soudés les uns aux autres (et pas que pour le jeu de mots)
 

Si tu étais un animal ?

L’oiseau, mais pas n’importe lequel ! Celui qui sera le plus rare et le plus coloré,

que les gens trouveront étrange, mais qui se sentira heureux !

 

Si tu étais une application mobile ?

Facebook, parce que je n’utilise pas grand-chose sinon
 

Si tu étais un objet technologique ?

Un téléphone, parce que c’est la base
 

Si tu étais un film ?

Ma première fois, le film qui m’a le plus marqué
 

Si tu étais une chanson ?

Collège Boy – Indochine, une chanson qui en dis long avec de bien courtes paroles,

ou alors Lean on – Major Lazer, la chanson qui me rappelle que je ne dois pas abandonner
 

Si tu étais une rockstar ?

Marilyn Manson, sois on l’aime, sois on l’aime pas, mais y’a pas de peut être !

 

L.L FAN DE JUDO 2017

 

Merci énoremément Mélyssa pour cette interview

Fan de judo te souhaite de réaliser tes rêves et tes projets 

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Date de dernière mise à jour : dimanche, 22 janvier 2017



 

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