Jeux Européen

Aujourd'hui débute à Bakou les épreuves de judo, qui feront office de Championnats d'Europe (jusqu'à dimanche inclus, jour des deux épreuves par équipes). Hormis Teddy Riner et Majlinda Kelmendi, les meilleurs éléments sont alignés. Comme Clarisse Agbegnenou ou Loïc Pietri pour la France.

Loïc Pietri (champion du monde en 2013, de dos) et Clarisse Agbegnenou (championne du monde en 2014), têtes d'affiche françaises (Boué). (L'Equipe)

Loïc Pietri (champion du monde en 2013, de dos) et Clarisse Agbegnenou (championne du monde en 2014), têtes d'affiche françaises (Boué). (L'Equipe)

L'imbroglio Glasgow

Des Championnats d'Europe au mois de juin. Pas banal.

Et pour cause. Initialement programmée à Glasgow, du 9 au 12 avril, 
la compétition a été retirée à l'Ecosse et plus précisément à la British Judo Association,
«coupable» selon l'Union Européenne de Judo (UEJ)
d'avoir signé un contrat de sponsoring avec l'UFC (Ultimate Fighting Championship),
qui organise des manifestations de MMA (arts martiaux mixtes),
interdites dans certains pays dont la France. Un ennemi pour beaucoup de fédérations,
qui voient plusieurs pratiquants leur échapper au profit de cette discipline, plus lucrative.
N'est-ce pas Ronda Rousey, superstar US? La Fédération tricolore (FFJDA),
par l'intermédiaire de son président Jean-Luc Rougé,
a d'ailleurs menacé de radiation «tous ceux qui (dans le judo) enseignent le MMA.
C'est une pratique illégale dans notre pays».
 

Un Championnat d'Europe pas comme les autres

Un président qui, lors de la présentation à la presse des athlètes retenus,
mercredi dernier, a tenu à rappeler dans un laïus les principes fondamentaux de son sport,
en prenant un soin tout particulier à ne pas citer une seule fois son adversaire. Bye-bye Glasgow donc,
et bonjour Bakou pour des Jeux européens qui feront seulement office de Championnats d'Europe. 
«L'ambiance va être géniale. Mais si on gagne à Bakou, on ne sera pas vraiment champions d'Europe,
on sera vainqueurs des premiers Jeux européens, précise Automne Pavia,
médaillée d'or continentale en 2013 et 2014 (-57 kg). Ce n'est quand même pas pareil sur un palmarès,
même si les nations ont généralement envoyé leurs meilleurs représentants.
Et autre différence, pour être sélectionné,
il fallait faire partie des 20 meilleurs européens au classement mondial.»

«Il y a un petit côté olympique (des points pour la ranking list,
qui sert à l'attribution des quotas pour les JO de Rio 2016, sont d'ailleurs attribués, ndlr).
Les sports amateurs ont tout intérêt à se regrouper pour des Championnats d'Europe ou du monde,
entre disciplines de combat par exemple. En procédant de cette manière,
on se rend compte que l’on arrive à avoir du poids face aux sports pro.
Ce genre d'événement attire les médias, ça fait vraiment la différence»,
se réjouit Loïc Pietri (-81 kg), qui visera un premier sacre européen après le bronze (2013)
et l'argent (2014) des deux dernières saisons. 
 

Sans Riner ni Kelmendi

Si Teddy Riner (+100 kg) et la Kosovare Majlinda Kelmendi (-52 kg), en or l'an dernier à Montpellier,
seront absents, tous les autres tenants des titres européens et mondiaux se rendront en Azerbaïdjan.
A commencer par Clarisse Agbegnenou (-63 kg), numéro 1 mondiale,
championne du monde et double championne d'Europe en titre.
Egalement sacrés dans l'Hérault, Audrey Tcheuméo (-78 kg),
Emilie Andéol (+78 kg) et Loïc Korval (-66 kg) viseront un bis.    
 
Source : L'équipe 

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Date de dernière mise à jour : vendredi, 23 octobre 2015



 

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