Des judokas ambitieux mais un peu inquiets

 

Les Championnats du monde de judo se déroulent du 25 au 31 août à Tcheliabinsk, en Russie.

La délégation française aborde ces Mondiaux 2014 avec beaucoup d’ambitions,

mais aussi avec quelques interrogations sur les conditions de sécurité en Russie.

 

A deux ans des JO 2016, les judokas/judokates français(es) entrent un peu plus dans le bain olympique.

En effet, la campagne de sélection pour les prochains Jeux a démarré le 30 mai dernier.

Les Championnats du monde 2014 à Tcheliabinsk (25 au 31 août)

vont donc leur permettre de marquer des points précieux en vue de Rio.

 

L’équipe de France espère évidemment faire mieux qu’il y à trois à Paris,

où elle avait gagné cinq médailles dont quatre en or.

D’autant que le bilan avait été légèrement moins bon aux Jeux olympiques 2012,

puis aux Mondiaux 2013 (7 médailles dont 2 en or).

 

Derrière l’intouchable poids lourd Teddy Riner, qui briguera une septième couronne mondiale,

plusieurs Français(es) tenteront de récolter l’or ou de le reconquérir. C’est le cas d’Audrey Tcheuméo,

frustrée après ses 3es places aux Mondiaux 2013 et aux JO 2012. « Je veux reprendre mon titre mondial,

prévient la Franco-Camerounaise. Mentalement, je suis différente par rapport aux compétitions passées.

J’ai beaucoup travaillé sur mon mental. En plus, physiquement, je suis au top.

Je suis donc prête physiquement et mentalement ».

 

Un discours qui revient dans de nombreuses bouches, ce 18 juin 2014, lors d’un point presse à l'Institut national du sport,

de l'expertise et de la performance (Insep) à Paris. Car, de fait,

certain(e)s Français(es) ont craqué psychologiquement lors de grandes compétitions,

ces dernières années, sans doute par manque d’expérience.

 Teddy riner

Riner : « On attend de la sécurité »

La sérénité n’est pourtant pas totalement au rendez-vous à en croire Teddy Riner,

avant de se rendre à Tcheliabinsk. La faute aux conflits dans l’Est de l’Ukraine et au sujet de la Crimée,

aux tensions entre la Russie et les pays occidentaux, et aux attentats meurtriers sur le sol russe ces dernières années…

« Au-delà des questions d’organisation, on attend de la sécurité, parce qu’on est quand même en guerre, soutient Riner. 

Ce serait bien que ce championnat se déroule sans incident et que tout se passe bien ». Il ajoute :

« En tant que représentant des athlètes, j’ai reçu beaucoup d’appels de personnes me disant

"Teddy, on n’est pas sereins ; regarde si on ne peut pas annuler et déplacer la compétition".

Du coup, je suis remonté vers les instances du judo qui m’ont assuré

qu’il ne se passerait bien et qu’il n’y aurait aucun souci pour les athlètes… »

Audrey tcheumeo

Loin des discours anxieux, Audrey Tcheuméo, elle, s’attend à de très bonnes conditions d’organisation :

« Les Russes, quand ils s’y mettent, c’est le top du top. On l’a vu à Tcheliabinsk,

il y a deux ans, pour les Championnats d’Europe. C’était vraiment très bien organisé.

Là, ce sont les Championnats du monde, donc ils vont mettre la barre très haute.

Je pense qu’on sera vraiment très bien accueillis. »

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 21 août 2014



 

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